LeBouddha

L'enseignement

 

 
Il pensa à ses anciens condisciples qui vivaient dans le parc des gazelles. Lorsque le bienheureux arriva à Bénarès où se trouvait les 5 ascètes, ceux-ci le voyant arriver se dirent entre eux : "Voici le moine Gauttama qui a renoncé à ses efforts et s'est remis à vivre dans l'abondance. Ne lui souhaitons pas la bienvenue, ne nous levons pas pour le recevoir, ne le débarrassons pas ni de son sac à aumônes, ni de son manteau."
 
Mais plus le Bouddha s'approchait, plus les 5 ascètes sentaient faiblir leur résolution. Ils allèrent au-devant de lui, le débarrassèrent de son sac à aumônes et de son manteau, lui apportèrent un siège. Les premiers devoirs de l'hospitalité ayant été remplis envers lui, le Bouddha aborde le sujet qui l'amène : "Prêtez l'oreille, l'Éternel est trouvé. Je vous enseigne la doctrine. Si vous suivez la voie que je vous indique, en peu de temps vous atteindrez le plus haut but de la sagesse, celui pour lequel les jeunes gens de noble famille abandonnent leurs demeures et embrassent la vie religieuse. En cette vie vous posséderez la Vérité et la Connaissance, la voyant face à face."


Bouddha et ses disciples

Les rituels, fêtes et pratiques Bouddhistes


Voici le sermon de Bénarès en Inde ou le Bouddha transmis son premier enseignement à ses anciens partenaires,



"Voici en vérité, ô moines, la sainte vérité sur la douleur : la naissance est douleur, la vieillesse est douleur, la maladie est douleur, la mort est douleur, l'union avec ceux que l'on n'aime pas est douleur, la séparation d'avec ceux que l'on aime est douleur, ne pas obtenir ce que l'on désire est douleur.

Voici en vérité, ô moines, la sainte vérité sur l'origine de la douleur. C'est la soif, qui fait revenir à l'existence, accompagnée de la passion du plaisir, qui trouve son plaisir ici et là, à savoir la soif des plaisirs des sens, la soif de l'existence, la soif de l'inexistence : la convoitise sous toutes ses formes.

Voici en vérité, ô moines, la sainte vérité sur la cessation de la douleur : c'est la cessation et le détachement absolu de cette soif, son rejet, son renoncement, sa libération : la fin de toute convoitise.

Voici en vérité, ô moines, la sainte vérité du chemin qui mène à la cessation de la douleur : c'est la sainte Voie octuple, à savoir l'opinion correcte, la pensée correcte, la parole correcte, l'activité correcte, les moyens d'existence corrects, l'effort correct, l'attention correcte, la concentration correcte."

 


A la simple écoute de ce dernier, ses partenaires purent s’éveiller après des recherches longues et sans succès

Bouddha retourna voir sa famille, sa femme et son fils Râhoula, qui devint son disciple. Bouddha voyagera, durant les quarante-cinq dernières années de sa vie, dans la région du Gange et de ses affluents. Il enseignera sa pratique en matière de méditation et fondera la communauté des moines et des nonnes bouddhistes (le Sangha) pour perpétuer ses enseignements après sa disparition.

Le Bouddha enseigna le Dharma tout le reste de sa vie, un nombre croissant de personnes suivirent ses enseignements, appartenant à toutes les classes de la société. Beaucoup d'adeptes subitement éclairés par ces discours lui rendirent hommage de la sorte : "Tes paroles sont merveilleuses, ô Maître, c'est comme si l'on redressait ce qui a été tordu, comme si l'on conduisait dans le droit chemin le voyageur égaré, comme si l'on allumait une lampe dans les ténèbres de sorte que l'on puisse voir. Ainsi le Vénérable, par de multiples comparaisons, m'a fait connaître la vérité."

Le Bouddha insistera toujours sur le fait qu'il n'était ni un dieu, ni le messager d'un dieu et que l'illumination n'était pas le résultat d'un processus surnaturel, mais plutôt le résultat d'une attention particulière à la nature de l'esprit humain, qui pouvait être découverte par n'importe qui.


À l'âge de quatre-vingt ans, Bouddha, sentant sa mort venir, demandera à son disciple à Ananda de lui préparer un lit entre deux arbres sala (Shorea robusta). Il décédera ainsi à Kusinara (Kusinagar en Inde, dans l'actuel Uttar Pradesh). Le forgeron Chunda lui offrira son dernier repas, un sūkaramaddavam. La traduction correcte de ce terme est inconnue. Sukara signifie porc et maddavam quelque chose comme délice.


La mort de Bouddha


Le Bouddha sentant sa fin venir, dit à ses proches : "Écoutez-moi, Frères, toutes les choses composées doivent se désagréger. Travaillez avec diligence à votre délivrance. Je m'éteindrai sans retour avant peu. D'ici trois mois je serais mort. Mes années ont atteint leur terme, ma vie approche de sa fin. Je vous quitte ; je pars me reposant sur moi seul. Soyez diligents, mes Frères, soyez réfléchis. Soyez fermes dans vos résolutions. Veillez sur votre propre esprit, soyez votre propre refuge. Celui qui ne se lasse pas mais se tient fermement à cette vérité et à cette voie, traversera l'océan de la vie et mettra un terme à la souffrance. Ainsi, soyez attentifs et vigilants! Le temps pour moi de demeurer dans le Nirvâna est arrivé. Ce sont mes dernières paroles!“